120 000 abonnés Twitter en moins de 48h, vous en rêvez? Hugo Chavez l’a fait. Le Président du Venezuela a ouvert son compte officiel le 28 avril, et a, au moment où nous publions cet article, exactement 120 704 abonnés (@chavezcandanga).
De plus en plus d’hommes politiques utilisent Twitter.
L’intégration des réseaux sociaux (dont Twitter) au sein du dispositif de campagne de Barack Obama est devenu un cas d’école. Aujourd’hui, 3 809 084 personnes suivent Barack Obama (@barackobama) sur Twitter.
Ce n’est pas pour faire campagne que la Reine Rania de Jordanie, autre personnalité politique populaire dans le monde entier, préconise l’utilisation intensive des réseaux sociaux. Sur Twitter, Rania de Jordanie (@queenrania) a 1 268 845 abonnés.
Dans son discours d’ouverture de la conférence Le Web 09, elle évoque ce qui est pour elle le vertueux paradoxe du web: grâce à son « moi virtuel », elle peut être plus proche de chaque individu qu’elle ne l’est par son « moi réel ».
Bien sûr, ce paradoxe est exacerbé dans son cas: la fonction de Reine n’est pas la plus accessible qui soit… Mais il est, dans une certaine mesure, vrai pour tout internaute.
« Online, people are not afraid to speak their life », constate Rania de Jordanie. Elle loue cette connexion directe, personnelle, qui permet à chaque individu, grâce aux médias sociaux, d’entrer en contact avec elle.
Mais cela ne suffit pas à Rania de Jordanie, qui, investie dans de nombreuses causes humanitaires, pose la question essentielle de l’impact de ces connexions directes (mais virtuelles) dans le monde réel.
« Can the real time web bring real world change? »
Rania de Jordanie en est persuadée. Elle-même utilise activement la puissance du web pour agir concrètement au service des causes qu’elle soutient. Pour lever des fonds, pour informer, pour rallier autour d’elle.
Mais elle veut en convaincre le monde entier. Elle veut que tous en prenne conscience.
« For all the widgets and gadgets, the real time web is a real human experience that could bring real change to humanity. », conclue-t-elle.
Un discours engagé, exhortant la génération connectée que nous sommes à ne pas fuir ses responsabilités.
