Saviez-vous que Jean-Jacques Goldman a 78 825 fans sur Facebook? Peut-être plus quand vous lirez cet article. C’est un peu mieux que les Girondins de Bordeaux (69 085 fans), mais moins que l’Olympique Lyonnais (109 695 fans). Toute allusion à l’actualité sportive étant purement fortuite.
Soit. Au-delà de la boutade (l’Olympique Marseillais a 201 201 fans), une page Facebook, à quoi ça sert?
Avant toute chose, la page est-elle « officielle », c’est-à-dire, son administrateur est-il lié à l’objet de la page? C’est-à-dire: est-ce Jean-Jacques Goldman qui tient sa page Facebook (ou un community manager officiel), ou bien elle gérée par des fans qui n’ont aucun compte à rendre à JJG?
Pour une marque, cela peut faire la différence.
Certes, si des fans créent spontanément une page sur votre marque, ou l’un de vos produits, c’est plutôt bon signe. En revanche, vous n’avez aucune maîtrise du contenu de la page. Surtout, pour Eurekey, ce qui est (très) dommage, c’est de ne pas capitaliser sur cet élan spontané de vos fans envers votre marque ou vos produits.
Capitaliser, oui mais comment?
1) En diffusant vos messages directement à vos fans.
Texte, visuels, vidéos, tout est possible. Bien sûr, on ne communique pas sur un Wall Facebook comme dans une publicité diffusée lors d’un prime de la Star Academy, et même de la Ferme Célébrités en Afrique. Le ton doit jouer le jeu de la proximité, les contenus doivent répondre aux attentes des fans.
2) En communiquant auprès des amis de vos fans.
Si vous avez, comme le Paris Saint Germain, 9 281 fans. Si chaque fan a 200 amis (moyenne plutôt basse en général, mais ne prenons pas de risque dans le cadre de cet exemple), faîtes le calcul, l’audience grimpe à 1 856 200 fans. Not bad! Même en enlevant du total ceux qui ne se connectent jamais, et ceux qui ont bloqué l’ami fan du PSG (encore une fois, assez rare en moyenne, mais, principe de précaution oblige…), votre audience est loin d’être ridicule. Et, contrairement aux (nombreuses) publicités diffusées lors d’un prime de la Star Academy, impossible de zapper!
3) En instaurant une vraie relation avec vos fans.
On aime, chez Eurekey. Ne serait-ce que parce que cela est beaucoup plus efficace qu’une campagne de communication, peut-être alléchante, mais ponctuelle. Les fans qui s’inscrivent lors de telles campagnes sont-ils de « vrais » fans? Ou bien sont-ils seulement attirés par la récompense au jeu concours inévitablement associé à la campagne? A l’inverse, un vrai échange, quotidien, avec les fans, en les mettant à contribution pour des sondages, en leur diffusant du contenu intéressant (pour eux, pas pour vous), voilà qui génère une croissance saine du nombre de fans. Ceci dit, les campagnes sont un bon moyen d’attirer de nouveaux fans: vrais ou pas, ils le deviendront si votre community management Facebook est à la hauteur!
Michel et Augustin font à ce titre un travail remarquable; leur page regroupe 8 625 fans, une communauté qui grandit vite, et dont la qualité d’interaction est excellente.
Extraits:
Charlène Besnard, le 30 mars à 16h47: » Bonjour!! Je voulais vous dire que dans la ville de Rennes vous vous faîtes beaucoup trop rares!! Nous ne trouvons que les petits sablés ronds et bons dans un unique magasin et nous y sommes déjà accros, seulement on meurt d’envie de goûter tous vos autres produits alors on cherche, on cherche, mais on ne trouve pas!!
En tout cas, on espère que vous allez continuer longtemps et que vous serez connus dans de nombreuses régions!! Bonne continuation et bisous à toute la tribu!! »
Réponse officielle: « Bonjour Charlène, tu peux aller faire un tour au Monoprix et au Inno Colombia! »
Et voilà comment Facebook augmente vos ventes. CQFD.
Alors, sans espérer devenir (tout de suite) le prochain Nutella (3 753 713 fans)… cela mérite réflexion, non? Parce que vos fans le valent bien.
